Junk explore la tension entre l'indulgence et la culpabilité. Le corps féminin et la junk food : deux objets de désir, souvent consommés avec les mains, entre plaisir, envie et parfois une certaine forme de culpabilité. L'esthétique au grain vintage sublime le banal, le rend beau, presque précieux. Ce qui semblait ordinaire devient troublant. Ce qui paraissait vulgaire devient désirable. Une frite tenue comme une cigarette. Un sushi porté comme une pièce de lingerie. Le geste absurde devient un geste artistique. Cette série met en scène le corps féminin et la nourriture dans une même logique : celle du désir, du plaisir assumé et de l'ordinaire élevé au rang d'objet esthétique. Elle ne cherche ni à moraliser ni à provoquer. Elle observe, elle ressent, elle célèbre. Junk ne juge pas. Il regarde. Il désire.